Mille milliards de dollars (1981)
Mille milliards de dollars (1981)
« Mille milliards de dollars » est un thriller de 1981 écrit et réalisé par Henri Verneuil.
Journaliste à La Tribune, Paul enquête sur le roi de l’électronique français bientôt retrouvé mort. Un polar économique d’Henri Verneuil, qui dénonce la mondialisation naissante. Avec un casting prestigieux : Patrick Dewaere, Michel Auclair, Jeanne Moreau, Caroline Cellier, Charles Denner et Mel Ferrer.
Paul Kerjean est journaliste à La Tribune. Un mystérieux informateur le convoque dans un parking pour lui faire, au compte-gouttes, des révélations sur Jacques Benoît-Lambert, le roi de l’électronique français. Celui-ci aurait dû trouver en catastrophe 750 millions. Paul mène l’enquête. Peu à peu se dessine une ténébreuse affaire de pot de vin: le patron de la multinationale GTI aurait sauvé in extremis de la faillite une filiale de l’empire Benoît-Lambert en lui rachetant des immeubles miteux à plus du double de leur valeur. L’affaire sort dans La Tribune, quand on apprend peu après le suicide de Jacques Benoît-Lambert …
Charge antigigantisme
Les mille milliards de dollars du film représentent le chiffre d’affaires annuel réalisé par les trente plus grosses sociétés du monde. "Une puissance aussi colossale concentrée entre si peu de mains, ça fait peur", glisse Paul Kerjean au patron de GTI. Charge antigigantisme, le film de Verneuil s’attaque aussi, avec prémonition, aux dérives d’une mondialisation encore balbutiante. Si certaines critiques prêtent à sourire – dans la société GTI, tous les employés vivent à l’heure de New York pour éviter le jet lag à leur PDG ! –, la dénonciation d’un capitalisme carnassier et des montages financiers opaques gardent toute leur pertinence aujourd’hui. Le rôle trouble de GTI durant la Seconde Guerre mondiale s’inspire aussi du comportement de certaines multinationales réelles … Ironie du sort, Patrick Dewaere, boycotté par certains médias l’année précédente pour avoir rossé un journaliste, en interprète justement un. Ce polar au casting prestigieux comprend d’ailleurs de bons numéros d’acteurs notamment ceux de Jeanne Moreau et de Charles Denner.
Distribution :
- Patrick Dewaere – Paul Kerjean
- Caroline Cellier – Hélène Kerjean
- Charles Denner – Walter, le détective privé
- Robert Party – Jacques Benoît-Lambert, dit « JBL »
- Camille Clavel (doublé par Jackie Berger) – Bastien Kerjean
- Jeanne Moreau – Mme Benoît-Lambert
- Anny Duperey – Laura Weber, la maîtresse de JBL
- Mel Ferrer – Cornelius « Nell » Abel Woeagen, président de GTI
- Jacques François – Fred Great
- Michel Auclair – Michel Saint-Claude, directeur de GTI-Europe
- Jean-Laurent Cochet – Serge Hartmann, directeur de La Tribune
- André Falcon – Pierre Bayen, rédacteur en chef
- Édith Scob – Mme Bronsky
- Rachid Ferrache – Éric Bronsky
- Jean-Pierre Kalfon – Bronsky puis Stan Hankins, l’informateur tueur
- Fernand Ledoux – M. Guérande
- Marc Eyraud – Sylvestre
- Jean Mercure – Joachim Holstein, directeur de GTI-Autriche
- Jacques Maury – Jack Sleiter, un directeur de GTI
- Jean Claudio – Vittorio Orta, directeur de GTI-Italie
- Claude Vernier – Dr Gerhart Kramer
- Hans Verner – Kurt Van Schroeder
- Edmond Bernard – Ralph Van Lubeck
- Jacqueline Doyen – Arlène Robert
- Claude Marcault – la secrétaire de Kerjean
- François Viaur – l’employé de l’hôtel
- Jacques David – le commissaire de police
- Pierre Londiche – l’interprète français au tribunal
- Roger Comte
- Marie-Pierre Casey
- Yvonne Dany
- Marie-Christine Rolland – secrétaire de l’agence Walter
„Tausend Milliarden Dollar“ (Mille milliards de dollars) ist ein Thriller aus dem Jahr 1981 geschrieben und inszeniert von Henri Verneuil.
Paul, Journalist bei „La Tribune“, recherchiert über den König der französischen Elektronikbranche, der kurz darauf tot aufgefunden wird. Ein Wirtschaftskrimi von Henri Verneuil, der die aufkommende Globalisierung anprangert. Mit einer hochkarätigen Besetzung: Patrick Dewaere, Michel Auclair, Jeanne Moreau, Caroline Cellier, Charles Denner und Mel Ferrer.
Paul Kerjean ist Journalist bei La Tribune. Ein mysteriöser Informant bestellt ihn auf einen Parkplatz, um ihm nach und nach Enthüllungen über Jacques Benoît-Lambert, den König der französischen Elektronikindustrie, zu machen. Dieser hätte in aller Eile 750 Millionen auftreiben müssen. Paul nimmt die Ermittlungen auf. Nach und nach zeichnet sich eine undurchsichtige Bestechungsaffäre ab: Der Chef des multinationalen Konzerns GTI soll in letzter Minute eine Tochtergesellschaft des Benoît-Lambert-Imperiums vor dem Bankrott gerettet haben, indem er ihr heruntergekommene Gebäude zu mehr als dem doppelten Wert abkaufte. Die Affäre wird in La Tribune veröffentlicht, als kurz darauf der Selbstmord von Jacques Benoît-Lambert bekannt wird …
Kritik am Großkapital
Die in dem Film erwähnten 1.000 Milliarden Dollar entsprechen dem Jahresumsatz der dreißig größten Unternehmen der Welt. „Eine solch kolossale Macht, die sich auf so wenige Hände konzentriert, macht Angst“, bemerkt Paul Kerjean gegenüber dem Chef von GTI. Als Kritik am Großkapital wendet sich Verneuils Film zudem vorausschauend gegen die Auswüchse einer noch in den Kinderschuhen steckenden Globalisierung. Auch wenn manche Kritikpunkte zum Schmunzeln anregen – bei der Firma GTI leben alle Mitarbeiter nach New Yorker Zeit, um ihrem CEO den Jetlag zu ersparen! –, hat die Anprangerung eines räuberischen Kapitalismus und undurchsichtiger Finanzkonstrukte bis heute nichts von ihrer Aktualität verloren. Die zwielichtige Rolle von GTI während des Zweiten Weltkriegs ist zudem vom Verhalten bestimmter realer multinationaler Konzerne inspiriert … Ironie des Schicksals: Patrick Dewaere, der im Jahr zuvor von einigen Medien boykottiert wurde, weil er einen Journalisten verprügelt hatte, spielt in diesem Film ausgerechnet einen solchen. Dieser Krimi mit hochkarätiger Besetzung bietet übrigens einige großartige schauspielerische Darbietungen, insbesondere von Jeanne Moreau und Charles Denner.