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MrSpinnert vor 75 Jahren
La nuit est mon royaume (1951)

« La nuit est mon royaume » est un film dramatique réalisé en 1951 par Georges Lacombe, d'après un scénario de Marcel Rivet.

Devenu aveugle après un accident, un mécanicien de locomotive à vapeur réapprend à vivre malgré son handicap. Une romance à l’approche quasi documentaire où Jean Gabin montre l’étendue de sa palette de jeu.

Célibataire endurci et bon vivant, Raymond Pinsard ne vit que pour son travail de mécanicien sur une locomotive à vapeur et les parties de billard qu’il partage avec ses copains dans le café où travaille Simone, sa bonne amie. Grièvement blessé aux yeux en essayant de sauver la vie d’un collègue, il s’accroche à l’espoir de recouvrer la vue grâce à une opération. Alors qu’il devient de plus en plus difficile à vivre, sa mère, sa sœur et son beau-frère, dont il partage le logement, le poussent à apprendre un nouveau métier au sein d’un institut pour aveugles. D’abord récalcitrant, Raymond accepte de s’initier à la réparation de postes de radio, puis de participer aux cours de braille que donne Louise Louveau, une jeune enseignante aveugle …

Palette d’affects

Cinq ans après le drame Martin Roumagnac, Jean Gabin retrouve le réalisateur Georges Lacombe pour une romance aujourd’hui oubliée malgré le prix d’interprétation qu’elle lui valut à la Mostra de Venise. Adoptant une approche quasi documentaire, ce film émouvant dépeint autant la prise en charge en centre spécialisé des personnes atteintes de cécité que les différentes étapes psychologiques qu’engendre la survenue soudaine du handicap et le combat à mener contre soi-même pour retrouver une identité sociale. Avec justesse, Gabin parvient à exprimer toute la palette des affects de son personnage, du déni à la colère, du désespoir à son éveil à l’amour véritable qu’il éprouve pour Louise, incarnée par Simone Valère, jeune première à la grâce touchante.

Distribution :

  • Jean Gabin  – Raymond Pinsard, mécanicien de locomotive
  • Simone Valère  – Louise Louveau, la jeune institutrice aveugle
  • Suzanne Dehelly  – sœur Gabrielle
  • Robert Arnoux  – Julien Latour, beau-frère de Raymond
  • Gérard Oury  – Lionel Moreau, l’économe du centre
  • Marthe Mercadier  – Simone, la fiancée de Raymond
  • Jacques Dynam  – Jean Gaillard, réparateur non voyant
  • Cécile Didier  – Mme Pinsard, mère de Raymond
  • Georges Lannes  – le docteur Vaugeois
  • Marcelle Arnold  – Germaine Latour, sœur de Raymond
  • Rivers Cadet  – le père de Simone
  • Paul Azaïs  – Loustaud, chauffeur de la locomotive
  • Colette Régis  – Mme Turgeot
  • Madeleine Gérôme  – Mme Landry
  • Philippe Richard  – le directeur
  • Jean Clarieux  – un copain cheminot
  • Maurice Pallatier  – l’acheteur du poste de radio
  • Jean-Louis Allibert  – le ministre
  • Josée Ariel
  • Cécile Eddy
  • Marius David
  • Roger Dalphin
  • René Brun
  • Gaston Garchery
  • Emile Ronet
  • André Saint-Luc
  • Arlette Merry
  • Avec le concours de la chorale et des élèves de l’institution des jeunes aveugles

„Die Nacht ist meine Welt“ ist ein Filmdrama aus dem Jahr 1951 von Georges Lacombe nach einem Drehbuch von Marcel Rivet.

Ein Dampflokführer, der nach einem Unfall erblindet ist, lernt trotz seiner Behinderung wieder, sein Leben zu meistern. Eine Liebesgeschichte im fast dokumentarischen Stil, in der Jean Gabin die ganze Bandbreite seines schauspielerischen Könnens unter Beweis stellt.

Raymond Pinsard, ein eingefleischter Junggeselle und Genießer, lebt nur für seine Arbeit als Lokführer einer Dampflok und die Billardpartien, die er mit seinen Freunden in dem Café spielt, in dem Simone, seine gute Freundin, arbeitet. Nachdem er bei dem Versuch, das Leben eines Kollegen zu retten, schwere Augenverletzungen erlitten hat, klammert er sich an die Hoffnung, durch eine Operation sein Augenlicht wiederzuerlangen. Da es immer schwieriger wird, mit ihm auszukommen, drängen ihn seine Mutter, seine Schwester und sein Schwager, mit denen er zusammenwohnt, dazu, in einem Institut für Blinde einen neuen Beruf zu erlernen. Zunächst sträubt sich Raymond, willigt dann aber ein, sich in die Reparatur von Radios einweisen zu lassen und anschließend an den Braille-Kursen teilzunehmen, die Louise Louveau, eine junge blinde Lehrerin, gibt …

Emotionsspektrum

Fünf Jahre nach dem Drama „Martin Roumagnac“ arbeitet Jean Gabin erneut mit dem Regisseur Georges Lacombe zusammen – für eine Liebesgeschichte, die heute in Vergessenheit geraten ist, obwohl sie ihm bei den Filmfestspielen von Venedig den Darstellerpreis einbrachte. Mit einem fast dokumentarischen Ansatz schildert dieser bewegende Film sowohl die Betreuung blinder Menschen in einer spezialisierten Einrichtung als auch die verschiedenen psychologischen Phasen, die das plötzliche Eintreten der Behinderung mit sich bringt, sowie den Kampf gegen sich selbst, um eine soziale Identität wiederzufinden. Gabin gelingt es auf treffende Weise, die gesamte Bandbreite der Gefühle seiner Figur auszudrücken – von Verleugnung bis Wut, von Verzweiflung bis hin zum Erwachen wahrer Liebe, die er für Louise empfindet, verkörpert von Simone Valère, einer jungen Hauptdarstellerin von rührender Anmut.