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MrSpinnert hat ein neues Medium hochgeladen, Les graines du figuier sauvage (2024)
17 Stunden her
Les graines du figuier sauvage (2024)
Les graines du figuier sauvage (2024)
« Les graines du figuier sauvage » (Dane-ye anjir-e ma’abed) est un thriller politique sorti en 2024, écrit et réalisé par Mohammad Rasoulof.
À Téhéran, pendant le mouvement « Femme, vie, liberté » et sa sanglante répression, le délitement d’une famille rongée par la perversion totalitaire. Primé à Cannes, un chef-d’œuvre qui a contraint le cinéaste Mohammad Rasoulof à l’exil.
À Téhéran, Iman, fonctionnaire, mari et père exemplaire, a enfin obtenu la promotion dont il rêvait : il va être nommé juge. Mais alors que le mouvement « Femme, vie, liberté » embrase le pays après l’assassinat par la police des mœurs de la jeune Mahsa Amini, les condamnations à mort de jeunes gens, qu’il doit signer sans instruction préalable, le tourmentent. Si Najmeh, son épouse dévouée, le soutient, ses filles Rezyan, étudiante, et Sana, la rebelle cadette, s’insurgent contre le régime et ce père qui le représente. Quand son arme de service disparaît, ce qui risque d’entacher sa réputation, Iman, paniqué, se met à suspecter sa femme et ses filles.
Crimes et châtiments
Dans le contexte du soulèvement réprimé dans le sang qui a ébranlé son pays en 2022 – et dont les adolescentes suivent les (réelles) violences policières, rivées à l’écran de leur téléphone portable –, Mohammad Rasoulof met magistralement en scène les dérives criminelles d’un régime iranien à bout de souffle à travers le prisme familial. Dans un récit sous haute tension, le cinéaste entremêle avec virtuosité les fils de la petite et de la grande histoire pour dénoncer le totalitarisme à l’œuvre. Lequel, de la terreur dans la rue à la perversion des esprits jusqu’au cœur de l’intime, broie les âmes et distille son poison pour les conduire au pire. Quand l’épouse, d’abord alliée indéfectible, dont le regard de mère se dessille pour protéger ses filles, lui signale que « le monde a changé, les enfants pensent différemment », le juge (excellent Missagh Zareh, perclus dans sa raideur) assène : « Dieu non, ses lois non plus. » Dépassé par les événements, en proie à un conflit de loyauté entre son foyer et l’État théocratique à l’origine de son ascension sociale, celui qui s’en veut le serviteur modèle s’enferre dans un aveuglement, pactisant avec le mal pour écraser le doute. Face au patriarche qui se transforme en monstre, femme et filles s’émancipent en un front commun au nom de la justice. Le quasi-huis clos familial bascule alors vers le thriller horrifique jusqu’à la séquence finale, vertigineuse, dans le dédale d’une cité en ruines. Filmé dans l’urgence et la clandestinité avec une troupe de comédiens sidérants de vérité, un chef-d’œuvre, primé à Cannes, qui a contraint son auteur à l’exil.
Distribution :
- Missagh Zareh (VFB – Jean-François Rossion) – Iman, le père
- Soheila Golestani (fa) (VFB – Maia Baran) – Najmeh, la mère
- Mahsa Rostami (en) (VFB – Marie Braam) – Rezvan, la fille ainée
- Setareh Maleki (en) (VFB – Aaricia Dubois) – Sana, la fille cadette
- Niousha Akhshi (VFB – Léone François) – Sadaf, amie de Rezvan
- Reza Akhlaghirad (fa) (VFB – Franck Dacquin) – Ghaderi
- Shiva Ordooie (VFB – Valérie Muzzi) – Fatemeh
- Amineh Arani – la femme dans la voiture
„Die Saat des heiligen Feigenbaums“ ist ein politischer Thriller aus dem Jahr 2024 geschrieben und inszeniert von Mohammad Rasoulof.
In Teheran, während der „Frau, Leben, Freiheit“-Bewegung und ihrer blutigen Unterdrückung, zerfällt eine Familie, die von totalitärer Perversion zerfressen ist. Ein in Cannes preisgekröntes Meisterwerk, das den Filmemacher Mohammad Rasoulof ins Exil zwang.
In Teheran hat Iman, Beamter, vorbildlicher Ehemann und Vater, endlich die Beförderung erhalten, von der er geträumt hat: Er wird zum Richter ernannt. Doch während die Bewegung „Frau, Leben, Freiheit“ das Land in Aufruhr versetzt, nachdem die Sittenpolizei die junge Mahsa Amini ermordet hat, quälen ihn die Todesurteile gegen junge Menschen, die er ohne vorherige Anweisung unterzeichnen muss. Während Najmeh, seine hingebungsvolle Ehefrau, ihn unterstützt, lehnen sich seine Töchter Rezyan, eine Studentin, und Sana, die rebellische Jüngste, gegen das Regime und diesen Vater auf, der es verkörpert. Als seine Dienstwaffe verschwindet, was seinen Ruf gefährden könnte, beginnt Iman in seiner Panik, seine Frau und seine Töchter zu verdächtigen.
Verbrechen und Strafen
Vor dem Hintergrund des blutig niedergeschlagenen Aufstands, der sein Land im Jahr 2022 erschütterte – und dessen (tatsächliche) Polizeigewalt die Teenagerinnen gebannt auf dem Bildschirm ihres Handys verfolgen –, inszeniert Mohammad Rasoulof meisterhaft die kriminellen Auswüchse eines am Ende seiner Kräfte angelangten iranischen Regimes durch das Prisma der Familie. In einer spannungsgeladenen Erzählung verwebt der Filmemacher virtuos die Fäden der kleinen und der großen Geschichte, um den am Werk befindlichen Totalitarismus anzuprangern. Dieser zermalmt – vom Terror auf der Straße über die Verirrung der Gemüter bis hin ins Innerste der Intimität – die Seelen und versprüht sein Gift, um sie ins Schlimmste zu treiben. Als die Ehefrau, zunächst eine unerschütterliche Verbündete, deren mütterlicher Blick sich öffnet, um ihre Töchter zu schützen, ihm signalisiert, dass „sich die Welt verändert hat, die Kinder anders denken“, entgegnet der Richter (der hervorragende Missagh Zareh, gefangen in seiner Starrheit): „Gott nicht, seine Gesetze auch nicht.“ Überfordert von den Ereignissen, hin- und hergerissen zwischen der Loyalität zu seinem Zuhause und dem theokratischen Staat, dem er seinen sozialen Aufstieg verdankt, verstrickt sich derjenige, der sich als vorbildlicher Diener versteht, in Blindheit und geht einen Pakt mit dem Bösen ein, um den Zweifel zu unterdrücken. Angesichts des Patriarchen, der sich in ein Monster verwandelt, emanzipieren sich Frau und Töchter im Namen der Gerechtigkeit und bilden eine gemeinsame Front. Das fast vollständig hinter verschlossenen Türen stattfindende Familiengeschehen kippt daraufhin in einen Horror-Thriller um, bis hin zur schwindelerregenden Schlusssequenz im Labyrinth einer zerstörten Stadt. Unter Zeitdruck und im Verborgenen gedreht, mit einer Gruppe von Schauspielern, die durch ihre authentische Darstellung beeindrucken – ein in Cannes preisgekröntes Meisterwerk, das seinen Schöpfer ins Exil zwang.