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MrSpinnert hat ein neues Medium hochgeladen, La lune était bleue (1953)
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La lune était bleue (1953)
La lune était bleue (1953)
«La lune était bleue » (The Moon Is Blue) est une comédie romantique réalisée en 1953 par Otto Preminger. Le scénario a été écrit par F. Hugh Herbert d’après sa propre pièce de théâtre « The Moon Is Blue », datant de 1951.
Une actrice délurée rencontre un riche architecte qui l’invite à dîner chez lui. Avec cette comédie au sujet audacieux (pour l’époque), le cinéaste Otto Preminger affronta victorieusement la censure hollywoodienne et conquit son indépendance, tout en faisant la part belle à son malicieux trio d’interprètes : Maggie McNamara, William Holden et David Niven.
Don Gresham, séduisant architecte new-yorkais d’une trentaine d’années, rencontre Patty O’Neill, une aspirante actrice, au sommet de l’Empire State Building. Tombant sous le charme de cette demoiselle volubile, directe et spontanée, il l’invite à dîner chez lui. Patty accepte, consciente des risques qu’implique une telle situation, mais déterminée à maîtriser le jeu de la séduction. Or voilà que surgit la jolie voisine du dessus, qui n’est autre que l’ex-maîtresse de Don, bientôt suivie par le père de celle-ci, un dandy riche et raffiné, dont l’attirance pour les jeunes femmes délurées n’a d’égal que son vif penchant pour la bouteille... Sans jamais se départir de son ingénuité, Patty va leur damer le pion.
Le code de censure dynamité
Aujourd’hui un peu oubliée, faisant figure d’œuvre mineure dans la filmographie d’Otto Preminger, La lune était bleue provoqua un véritable scandale dans l’Amérique puritaine de1953, dynamitant le fameux code de censure "Hays" en vigueur à Hollywood depuis 1934. Devenu son propre producteur et soutenu par United Artists, Preminger est le premier cinéaste à sortir un film en salle sans le visa d’approbation d’une censure vent debout contre un tel sujet, ou l’emploi d’expressions telles que "vierge professionnelle"… Pour le maître d’origine autrichienne, qui a fait ses armes au théâtre à Vienne auprès de Max Reinhardt, au début des années 1930, il s’agissait avant tout d’adapter à l’écran une pièce populaire que lui-même avait créée à Broadway. Si l’audace des dialogues paraît à présent un peu désuète et bien que l’héroïne, toute transgressive qu’elle soit, assume avec le plus grand naturel les tâches ménagères (cuisine, nettoyage) alors même qu’elle est l’invitée, l’humour de cet élégant marivaudage et la vivacité des trois principaux interprètes font toujours merveille. Autour de la gracile et pétillante Maggie McNamara, qui avait déjà joué Patty sur scène à Chicago, William Holden laisse affleurer une certaine vulnérabilité sous des dehors virils, tandis que l’Anglais David Niven se montre absolument parfait en play-boy vieillissant et amoral, ce qui lui valut le Golden Globe du meilleur acteur en 1953. À souligner: l’apparition finale des deux interprètes de la version allemande, Die Jungfrau auf dem Dach, qu’Otto Preminger tourna en parallèle de la version américaine.
Distribution :
- William Holden (VF – René Arrieu) – Donald Gresham
- David Niven (VF – Jacques Berthier) – David Slater
- Maggie McNamara (VF – Marcelle Lajeunesse) – Patty O’Neill
- Tom Tully (VF – Pierre Morin) – Michael O’Neill
- Dawn Addams (VF – Nelly Benedetti) – Cynthia Slater
- Fortunio Bonanova – Le présentateur télé
- Gregory Ratoff (VF – Raymond Destac) – Le chauffeur de taxi
- Johannes Heesters (Rôle muet) – Un touriste à l’Empire State Building
- Hardy Krüger (VF – Claude Péran) – Un touriste à l’Empire State Building
- Johanna Matz (Rôle muet) – Une touriste à l’Empire State Building
„Wolken sind überall“ (The Moon Is Blue) ist eine romantische Filmkomödie aus dem Jahr 1953 von Otto Preminger. Das Drehbuch schrieb F. Hugh Herbert basierend auf seinem eigenen Theaterstück „The Moon Is Blue“ aus dem Jahr 1951.
Eine freche Schauspielerin trifft einen reichen Architekten, der sie zum Abendessen zu sich nach Hause einlädt. Mit dieser (für die damalige Zeit) gewagten Komödie setzte sich der Filmemacher Otto Preminger erfolgreich gegen die Hollywood-Zensur durch und erlangte seine Unabhängigkeit, während er gleichzeitig seinem schelmischen Darsteller-Trio – Maggie McNamara, William Holden und David Niven – eine herausragende Rolle verschaffte.
Don Gresham, ein attraktiver, etwa dreißigjähriger Architekt aus New York, trifft auf der Aussichtsplattform des Empire State Building auf Patty O’Neill, eine angehende Schauspielerin. Er ist von dieser redegewandten, direkten und spontanen jungen Frau sofort hingerissen und lädt sie zum Abendessen zu sich nach Hause ein. Patty nimmt die Einladung an, wohl wissend, welche Risiken eine solche Situation birgt, aber entschlossen, das Spiel der Verführung zu meistern. Doch da taucht plötzlich die hübsche Nachbarin von oben auf, die niemand Geringeres ist als Dons Ex-Geliebte, und kurz darauf folgt auch deren Vater, ein reicher und kultivierter Dandy, dessen Vorliebe für freche junge Frauen nur von seiner ausgeprägten Neigung zum Alkohol übertroffen wird … Ohne jemals ihre Unbefangenheit aufzugeben, wird Patty es ihnen zeigen.
Der Zensurkodex gesprengt
Heute etwas in Vergessenheit geraten und in der Filmografie von Otto Preminger als Nebenwerk geltend, löste „Der blaue Mond“ im puritanischen Amerika des Jahres 1953 einen regelrechten Skandal aus und sprengte den berühmten „Hays-Kodex“, der seit 1934 in Hollywood galt. Preminger, der nun als sein eigener Produzent auftrat und von United Artists unterstützt wurde, war der erste Filmemacher, der einen Film in die Kinos brachte, ohne die Genehmigung einer Zensurbehörde, die sich vehement gegen ein solches Thema oder die Verwendung von Ausdrücken wie „professionelle Jungfrau“ wehrte… Für den aus Österreich stammenden Meister, der sich Anfang der 1930er Jahre am Wiener Theater bei Max Reinhardt seine Sporen verdient hatte, ging es vor allem darum, ein beliebtes Theaterstück, das er selbst am Broadway inszeniert hatte, für die Leinwand zu adaptieren. Auch wenn die Kühnheit der Dialoge heute etwas altmodisch wirkt und obwohl die Heldin – so regelbrechend sie auch sein mag – ganz selbstverständlich die Hausarbeit (Kochen, Putzen) übernimmt, obwohl sie doch zu Gast ist, so begeistern der Humor dieser eleganten Marivaux-Komödie und die Lebendigkeit der drei Hauptdarsteller nach wie vor. An der Seite der grazilen und spritzigen Maggie McNamara, die die Rolle der Patty bereits auf der Bühne in Chicago gespielt hatte, lässt William Holden hinter seiner männlichen Fassade eine gewisse Verletzlichkeit durchblicken, während der Engländer David Niven als alternder, amoralischer Playboy absolut perfekt ist, was ihm 1953 den Golden Globe als bester Schauspieler einbrachte. Besonders hervorzuheben ist der abschließende Auftritt der beiden Darsteller der deutschen Fassung „Die Jungfrau auf dem Dach“, die Otto Preminger parallel zur amerikanischen Version drehte.