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MrSpinnert vor 2 Jahren
C’est pas moi (2024)

« C’est pas moi » est un court-métrage dramatique autobiographique sorti en 2024, écrit et réalisé par Leos Carax.

Dans ce pseudo-autoportrait sous forme de collage, Leos Carax revisite sa filmographie, de « Boy Meets Girl » à « Annette », et rend hommage à des morts aimés ou vénérés, Jean-Luc Godard entre autres.

Pour une exposition qui n’a finalement pas eu lieu, le Centre Pompidou avait proposé à Leos Carax de répondre en images à la question « Où en êtes-vous ? », suscitant cette réplique, en guise de « pitch » : « Je sais pas. Mais si je savais, je répondrais que … » Feignant donc de se dérober, le cinéaste, qui atteignait alors l’âge officiel de la retraite, esquissa ce pseudo-autoportrait en forme de collage, plein de points d’interrogation, de jeux de mots et de typo, de manifestes politiques et, surtout, d’images, de visages et de musiques aimés.

Fils prodige, fils maudit

Une vidéo du petit Aylan Kurdi, enfant syrien noyé dans un naufrage en Méditerranée en 2015, télescope celle de la fille du cinéaste, petite Parisienne décidée longeant la Seine avec son père. Le visage de l’actrice et compagne défunte, Katerina Golubeva, croise les corps nus de Femen ukrainiennes embarquées par des policiers. Une mère raconte à ses enfants comme un conte édifiant la « Solution » trouvée par le bon M. Adolf pour débarrasser le monde des méchants, tandis que Poutine fait hurler « Hourra » (en russe dans le texte) à une foule pavoisée aux couleurs nationales. Dans son costume de « Monsieur Merde », Denis Lavant se promène avec son double cinéaste au parc des Buttes-Chaumont, puis défèque sous un arbre. Passent aussi les voix et les visages de Jean-Luc Godard, Juliette Binoche, l’enfant marionnette d’Annette, David Bowie, Fayrouz, Fritz Lang, John Ford, Nicholas Ray, The Sparks... Toutes références soigneusement détaillées dans le générique de presque fin, avec les extraits de tous les temps du cinéma et les archives d’actualité qui émaillent également cet essai autobiographique, dont ceux des six longs métrages de l’auteur : Boy Meets Girl, Mauvais sang, Les amants du Pont-Neuf, Pola X, Holy Motors et Annette. Un montage très « XXe siècle » qui interroge avec acuité le XXIe, non sans contribuer au culte et au mystère du fils à la fois maudit et prodige du cinéma français.

Distribution :

  • Leos Carax – LC
  • Denis Lavant – Monsieur merde
  • Nastya Golubeva Carax – La pianiste
  • Loreta Juodkaite – La spinneuse
  • Anna-Isabel Siefken – La plongeuse
  • Petr Anevskii – Le frère
  • Bianca Maddaluno – La soeur
  • Yuspina Kateryna – La mère
  • Jean-François Balmer – (images d’archives)
  • Juliette Binoche – (images d’archives)
  • Guillaume Depardieu – (images d’archives)
  • Adam Driver – (images d’archives)
  • Yekaterina Golubeva – (images d’archives)
  • Michel Piccoli – (images d’archives)
  • Oksana Shachko – (images d’archives)

„It’s Not Me“ (C’est pas moi) ist ein biografisches Kurzfilmdrama aus dem Jahr 2024 geschrieben und inszeniert von Leos Carax.

In diesem Pseudo-Selbstporträt in Form einer Collage blickt Leos Carax auf sein filmisches Werk zurück, von „Boy Meets Girl“ bis „Annette“, und würdigt geliebte oder verehrte Verstorbene, darunter Jean-Luc Godard.

Für eine Ausstellung, die letztendlich nicht stattfand, hatte das Centre Pompidou Leos Carax vorgeschlagen, die Frage „Wo stehen Sie gerade?“ bildlich zu beantworten, was folgende Antwort als eine Art „Pitch“ hervorrief: „Ich weiß es nicht. Aber wenn ich es wüsste, würde ich antworten, dass … “ Der Filmemacher, der damals das offizielle Rentenalter erreichte, tat also so, als würde er sich drücken, und entwarf dieses Pseudo-Selbstporträt in Form einer Collage, voller Fragezeichen, Wort- und Tippspiele, politischer Manifeste und vor allem geliebter Bilder, Gesichter und Musik.

Wunderkind, verfluchter Sohn

Ein Video des kleinen Aylan Kurdi, eines syrischen Kindes, das 2015 bei einem Schiffsunglück im Mittelmeer ertrunken ist, verschmilzt mit dem der Tochter des Filmemachers, einer entschlossenen kleinen Pariserin, die mit ihrem Vater an der Seine entlangspaziert. Das Gesicht der verstorbenen Schauspielerin und Lebensgefährtin Katerina Golubeva kreuzt die nackten Körper ukrainischer Femen-Aktivistinnen, die von Polizisten festgenommen werden. Eine Mutter erzählt ihren Kindern wie ein lehrreiches Märchen von der „Lösung“, die der gute Herr Adolf gefunden hat, um die Welt von den Bösen zu befreien, während Putin eine mit Nationalfarben geschmückte Menschenmenge dazu bringt, „Hurra“ (im Originaltext auf Russisch) zu rufen. In seinem Kostüm als „Monsieur Merde“ spaziert Denis Lavant mit seinem filmischen Alter Ego durch den Parc des Buttes-Chaumont und verrichtet anschließend unter einem Baum seine Notdurft. Ebenfalls zu sehen sind die Stimmen und Gesichter von Jean-Luc Godard, Juliette Binoche, Annettes Marionettenkind, David Bowie, Fayrouz, Fritz Lang, John Ford, Nicholas Ray, The Sparks … All diese Referenzen werden im Abspann kurz vor dem Ende sorgfältig aufgeführt, zusammen mit Ausschnitten aus allen Epochen der Filmgeschichte und Nachrichtenarchivaufnahmen, die diesen autobiografischen Essay ebenfalls durchziehen, darunter auch Material aus den sechs Spielfilmen des Autors: „Boy Meets Girl“, „Mauvais sang“, „Les amants du Pont-Neuf“, „Pola X“, „Holy Motors“ und „Annette“. Ein sehr „20. Jahrhundert“-typischer Schnitt, der das 21. Jahrhundert scharfsinnig hinterfragt und gleichzeitig zum Kult und zum Geheimnis des zugleich verfluchten und begabten Sohnes des französischen Kinos beiträgt.